«Een neien Elan fir d‘Kulturpolitik zu Lëtzebuerg!». C’est ce que revendiquait le programme électoral de Déi Gréng. Après cinq années de frustration des partenaires du DP aux manettes de ce ministère, quel pourrait être cet élan? Et quelle est l’empreinte que voudrait laisser le LSAP? Le LSAP a lui aussi des revendications en la matière.

En 2013, deux heures avaient suffi pour tracer dans les grandes lignes le volet culturel de l’accord de coalition, d’après un témoin. Les partenaires s’étaient inspirés du «Pacte culturel» rédigé par le collectif  Forum Culture(s). Leur ambition: mettre la Culture au cœur de la dynamique sociale. La belle unité n’a pas duré longtemps. Du côté des socialistes comme chez Déi Gréng, les voix n’ont pas tardé à rejoindre le chœur de la scène culturelle et à s’élever contre la politique menée par le camp libéral sous la houlette de la très contestée Maggy Nagel, puis du tandem Xavier Bettel/Guy Arendt.

A l’heure où débutent les négociations pour une réédition de la coalition DP/LSAP/Déi Gréng, c’est le retour à la prudence. Qui va hériter du ministère de la Culture, de ce portefeuille généralement attribué en fin de parcours et avec lequel on ne va pas risquer de faire dérailler les négociations de coalition? La question se pose surtout du programme qui sera mis en œuvre, après cinq années de frustration des partenaires du DP. Au-delà d’un possible accord sur l’enseignement musical gratuit ou de l’unanimité pour soutenir le projet Esch 2022, bon nombre de points restent ouverts.

A chaque parti ses priorités

«La culture a toujours été une priorité chez Déi Gréng, mais il est encore trop tôt pour dire comment les portefeuilles seront répartis», explique la députée Sam Tanson dont le programme électoral revendiquait «Een neien Elan fir d‘Kulturpolitik zu Lëtzebuerg!».