Quatre dirigeants d’institutions culturelles du pays sont en train de passer le relai à une nouvelle génération, sur fond de discussions autour du futur Plan de développement culturel. C’est à nouveau une femme qui nous attend pour notre troisième étape. Rencontre avec Karin Kremer, directrice du Mierscher Kulturhaus.

Cette personnalité est aussi discrète que son institution dont l’entrée principale se situe non pas sur l’un des grands axes de Mersch, la rue Grande-Duchesse Charlotte, mais à l’arrière. «Je suis une personne des petits chemins, pas des grandes routes», confie-t-elle. A petits pas, sans coups de gueule tonitruants, avec sa coupe garçonne grisonnante et son sourire bienveillant, elle a réussi son objectif de «donner un visage» au Mierscher Kulturhaus. Après 14 ans aux commandes, il est temps pour elle de passer le flambeau de cette maison «en pleine adolescence», qui avait été inaugurée un an avant son arrivée.
Elle sera remplacée par un homme, comme Danièle Wagener aux Musées de la ville de Luxembourg et Danielle Igniti au centre culturel opderschmelz de Dudelange. Le coordinateur des programmes de la radio socioculturelle 100,7 et metteur en scène Claude Mangen prendra sa suite le 1er novembre prochain.

Il faut savoir faire ses propres choix et en assumer les conséquences.“

Karin Kremer le connaît bien puisqu’elle a notamment produit en 2008 son spectacle multidisciplinaire «Le cas … Mischa … der Fall», sur un tueur en série suisse. «Un énorme risque», se souvient-elle, compte-tenu de la complexité du projet monté en partenariat avec le Centre hospitalier neuro-psychiatrique d’Ettelbrück. Elle s’en dit «très fière».