Persona non grata dans les bureaux de la Banque centrale du Luxembourg, un agent a engagé un bras de fer judiciaire avec son employeur. Il suspecte sa hiérarchie d’avoir manipulé un dossier de candidature. Le parquet est saisi. D’autres dossiers sont en cours.

Mercredi 14 décembre, le conseil de gouvernement a donné son feu vert à un nouveau mandat de directeur à Roland Weyland. Le renouvellement de poste s’est fait dans la discrétion. Le communiqué de presse faisant suite à la réunion hebdomadaire des ministres est resté muet à ce sujet. Le Journal officiel n’a pas encore documenté la prolongation pour six ans du numéro 2 de la Banque centrale du Luxembourg (BCL), alors que d’autres nominations ont été actées publiquement dès vendredi 16 décembre. Sollicitée par Reporter.lu, la BCL n’a pas non plus communiqué l’information, signe de l’embarras qu’elle suscite.

La veille du conseil de gouvernement, mardi 13 décembre, les oreilles de Roland Weyland ont dû bourdonner, car son nom a été abondamment cité devant les juges de la Cour administrative. Le recours en appel d’un agent de la BCL, cadre informaticien depuis 25 ans, a été plaidé. L’homme conteste les conditions dans lesquelles le recrutement à un poste de chef de service, poste qu’il visait et qu’il assumait en intérim depuis trois ans, ont été réalisées. Les griefs sont graves: son dossier de candidature aurait été manipulé a postériori et falsifié pour justifier le choix d’une candidate concurrente. Le dossier pourrait rebondir sur le plan pénal …