Frank Schneider va rester encore quelques semaines en détention à Nancy. Le 18 novembre prochain, il pourrait être assigné à résidence et être équipé d’un bracelet électronique en attendant que soit traité son dossier d’extradition vers les Etats-Unis dans le cadre de l’affaire OneCoin.  

Frank Schneider va peut-être retrouver un régime de semi-liberté le 18 novembre prochain, après sept mois de détention à la maison d’arrêt de Nancy. La Chambre d’instruction de Nancy, qui examinait ce jeudi 23 septembre la demande de mise en liberté de l’ancien chef des opérations du Service de renseignement luxembourgeois, a demandé au service pénitentiaire d’insertion et de probation une enquête de faisabilité sur une mise sous bracelet électronique à son domicile à Joudreville en Meurthe et Moselle. La juridiction se prononcera le 18 novembre prochain.

Frank Schneider, ex-agent du SREL et dirigeant de la firme d’intelligence économique Sandstone a fait plaider jeudi matin 23 septembre devant la Cour d’appel de Nancy une demande de mise en liberté et de placement sous contrôle judiciaire. «Je ne souhaite pas échapper à la justice, j’ai même hâte de travailler avec la justice aux Etats-Unis, en France et au Luxembourg», a-t-il déclaré devant la présidente Anne Cazales. La juridiction s’est prononcée le même jour à 17.00 heures.

Prêt à affronter la justice US

Frank Schneider a été interpellé près de la frontière luxembourgeoise le 29 avril dernier. Depuis lors, il a été placé sous écrou extraditionnel à la maison d’arrêt de Nancy, dans l’attente de son extradition de plus en plus hypothétique vers les Etats-Unis dans le cadre d’une escroquerie présumée à la cryptomonnaie, OneCoin. Frank Schneider s’oppose à son extradition, jugeant que le système judiciaire américain ne présente pas suffisamment de garanties pour une défense équitable.

Ce risque de fuite (est) facilité par ses compétences professionnelles étendues dans le domaine du renseignement, incluant une parfaite connaissance des techniques policières et ses moyens financiers. »
Parquet général

Selon les documents présentés par la procureure de New York en charge du dossier OneCoin – et relayés jeudi à l’audience -, le dirigeant de Sandstone risque 40 ans de prison outre-Atlantique pour des délits d’escroquerie qui lui vaudraient au grand maximum 10 ans de privation de liberté en France ou même au Luxembourg …