Le déconfinement se poursuit par étapes dans le quartier de Gasperich à Luxembourg. La menace du coronavirus est dans les esprits et il faut apprendre à sortir de sa zone de confort. Du côté de l’Asile National pour animaux, on tient la crise sous contrôle.

Il porte le nom du sponsor d’un célèbre club de foot et d’une compagnie aérienne dont les cargos survolent le quartier. Qatar, six ans, rentre de sa balade quotidienne lorsque je le rencontre devant l’Asile National pour animaux, rue Mozart, en contrebas du futur parc du Ban de Gasperich. Sa gueule ouverte et sa langue pendante dessinent un large sourire auquel répond celui de son compagnon, Désiré. Ils se connaissent bien. Chaque après-midi, ce bénévole permanent de l’Asile national vient de Belval pour sortir l’animal.

L’homme n’est pas pressé de voir le confinement se terminer. «C’est plus relax de sortir les chiens en ce moment. Il y a moins de monde dans les rues», dit l’athlétique sexagénaire. Un tee-shirt blanc, frappé du sigle déierenasyl.lu, fait ressortir ses bras tatoués qui tiennent fermement la laisse du chien. Qatar est un American Staffordshire. Cette race, en vogue actuellement, est classée sur la liste des chiens susceptibles d’être dangereux. Il n’est pas possible de s’en occuper sans posséder un permis. La police y veille. Si les maîtres sont en infraction, les animaux se retrouvent assignés à résidence à l’Asile. Neuf d’entre eux y sont actuellement proposés à l’adoption.

Jusqu’à nouvel ordre

Ces chiens n’ont pas attendu le coronavirus pour appliquer les mesures de distanciation sociale. Qatar reste à bonne distance de Leeland, un congénère de cinq ans promené par Sandra. Pourtant, leurs promenades ne sont pas toujours vues d’un bon œil dans le quartier qui a vu sa population augmenter de 3.000 habitants en dix ans …