Dans une société où la productivité et le travail jouent un rôle primordial, le nombre de workaholics augmente. Pour les concernés, il y a de quoi s’alerter. Car la passion pour le travail peut se transformer en risque grave pour la santé, comme en témoigne l’expérience de Sarah F.

Sarah F.* s’est investie corps et âme dans son travail pendant une dizaine d’années avant de faire un burn-out. Dans le cadre de son poste de fonctionnaire, elle voyageait régulièrement et avait une charge de travail importante : « J’avais beaucoup de responsabilités et j’adorais cela. Plus je travaillais, mieux je me sentais. Ça durait des années, tout allait bien en fait… »

Sarah était ce qu’on appelle une workaholic, une personne qui travaille de façon excessive et de manière compulsive. Elle avait tous les symptômes d’une addiction : obsession, besoin d’augmenter la dose et la sensation de manque. « Je ne faisais pas d’heures supplémentaires au bureau car je devais rentrer pour mes enfants. Mais dès qu’ils étaient couchés, je traitais mes mails professionnels, même la nuit », explique Sarah et enchaîne : « C’est simple, plus je travaillais, plus j’en avais envie. Et quand je ne travaillais pas, j’étais déprimée. »