Cela fait plus de dix ans que la Communauté internationale s’est dotée d’outils juridiques pour lutter contre le viol comme arme de guerre. Pourtant, la justice ne parvient pas à passer. Une situation contre laquelle s’insurge Céline Bardet, présidente de l’association «We Are Not Weapons of War».

«Je suis extrêmement en colère contre la Cour Pénale Internationale. Elle dispose d’une stratégie contre le viol de guerre. Pourtant, cela ne change rien». La juriste internationale et activiste Céline Bardet ne mâche pas ses mots lorsqu’on l’interroge sur la Cour Pénale (CPI). «La procureure générale Fatou Bensouda est une femme de bonne volonté mais je ne supporte plus d’entendre les mêmes discours sur la difficulté à mettre en œuvre des enquêtes», nous a-t-elle confié à l’issue du Forum „Stand Speak Rise Up“ sur la lutte contre les viols de guerre, qui s’est tenu les 26 et 27 mars 2019 au Luxembourg.

Cette charge peut surprendre alors que la CPI est sous le feu des critiques de certains pays, parmi lesquels les Etats-Unis qui sont dans le collimateur de la Cour dans le cadre de leur intervention militaire en Afghanistan. Le président Donald Trump a récemment annoncé des restrictions de visa pour le personnel de la CPI. Le Luxembourg pour sa part continue à accorder sa confiance à l’institution…