Beaucoup de propriétaires craignent qu’un classement de leur bien limite les possibilités de transformations ultérieures. Pourtant, des exemples montrent que la pratique au Luxembourg est assez flexible. Et que l’État n’est pas toujours exemplaire.

Ce soir-là, un groupe d’étudiants s’attarde devant le Forum Vinci, immeuble qui abrite l’Ordre des Architectes et Ingénieurs conseils (OAI). Une conférence, intitulée «Loger et travailler dans le patrimoine bâti: chances et défis», vient de s’achever. Les exemples présentés laissent perplexe ces jeunes de BTS qui se destinent à des professions immobilières. «Je ne comprends pas. On dit qu’on rénove de l’ancien. Mais là, ça va trop loin. On fait du moderne. Pour moi, ça n’a plus rien d’authentique», lance l’une des participantes qui résume l’opinion de ses camarades. Ce qui les choque? Les ouvertures dans des murs parfois séculaires, ou encore l’installation de panneaux solaires sur le toit d’un bâtiment classé à l’inventaire supplémentaire. «Tant qu’à habiter dans du moderne, autant être dans du neuf», ajoute un autre…