Si le projet de constructions de structures de co-working n’en est encore qu’au stade des réflexions et des études de faisabilité, l’éventualité pour certains travailleurs frontaliers d’avoir la possibilité de délocaliser leur lieu de travail pourrait bientôt devenir une réalité. Dans ce contexte, REPORTER a interrogé des salariés qui pourraient être concernés. Qu’en pensent-ils?

«Pourquoi ils ne construisent pas une troisième voie? Le problème serait réglé», peste un automobiliste français qui emprunte l’A6 pour rentrer à Longwy. Nous l’accompagnons dans son périple retour et pendant près de dix minutes, il fait du surplace à hauteur de Capellen, avant d’être au ralenti quelques kilomètres plus loin, à la sortie Arlon. D’Arlon à Thionville, d’une frontière à l’autre, même constat et même exaspération devant la galère du trafic. Une galère que vivent nombreux des 100.000 frontaliers français, ou du moins ceux qui viennent en voiture tous les jours. Alors quand au détour d’une discussion, on leur souffle à l’oreille l’idée des co-working spaces, c’est un petit espoir qui renaît. Celui de peut-être voir raccourcir leur temps de trajet vers le boulot. Une aubaine. Du moins, à première vue. Car les sentiments sont contrastés et il est parfois difficile de se projeter. L’usage du conditionnel est donc de rigueur.

Après tout, sur les routes bloquées, il n’y a pas que des Français et des Belges.“

«Bien sûr, je gagnerais un temps fou si je devais venir travailler à Belval», lance Marie, qui est responsable du marketing et de la communication dans une entreprise de télécommunication.