Deuxième inculpé dans le scandale «Luxleaks», Raphaël Halet se bat toujours pour être reconnu en tant que lanceur d’alerte. Après avoir été débouté une première fois en mai par la Cour Européenne des Droits de l’Homme, son renvoi vient d’être accepté.

Plus de trois ans et demi depuis que la Cour de cassation a rendu son jugement définitif dans l’affaire «Luxleaks», un des trois inculpés reste toujours dans le circuit judiciaire. Juste que l’action ne se déroule plus au Grand-Duché, mais à Strasbourg où est logée la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH). Le combat de Raphaël Halet est plus d’ordre symbolique et politique que personnel. La justice luxembourgeoise ne l’avait pas condamné à de la prison ferme et l’amende retenue était de 1.000 euros.

C’est sur un autre point que Raphaël essaie d’obtenir justice : il veut être reconnu comme lanceur d’alerte, au même titre qu’Antoine Deltour, la première source des «LuxLeaks», qui a été désigné comme tel par les juges luxembourgeois.

Dissidences au premier jugement

Si son premier procès devant la CEDH n’a pas été couronné de succès, il faut pourtant relativiser la portée de ce jugement. Car, sur les sept juges européens à s’être penchés sur le dossier, deux avaient exprimé une opinion dissidente …