Deux ex-employés ont fait condamner UBS pour licenciement abusif. Ils étaient accusés de violation du secret bancaire pour avoir transféré des fichiers clients sur leurs mails personnels. L’affaire fait suite à une restructuration dans le secteur de la banque privée.

La «méthode D» comme débrouille leur a tenu lieu de bréviaire. Les employés de «Nordea» qui avaient échappé au plan social après le transfert d’activité de leur banque vers UBS furent livrés à eux-mêmes par leurs dirigeants, dépassés par les événements. Cinq ans après la disparition de la banque scandinave du paysage financier, la justice révèle les dessous du transfert des activités de banque privée et de migration des données des clients de Nordea vers «UBS Europe SE». Contrairement aux déclarations lénifiantes des dirigeants qui parlent du «succès de l’exécution du transfert», les opérations ont été aussi problématiques que chaotiques. UBS paie aujourd’hui le prix fort de ces déconvenues.

Plainte avant licenciements

«You will find a way», avait asséné le directeur du «private banking» de Nordea lorsque les employés de son département s’inquiétaient, en l’absence d’une plateforme informatique performante, de l’indisponibilité des données des clients vers leur nouvel employeur, UBS. Sept ou huit salariés ont trouvé leur chemin en s’envoyant sur leurs adresses mail personnelles les fichiers de leur clientèle. Quatre d’entre eux ont été visés par une plainte pénale pour vol domestique, accès ou maintien frauduleux de traitement automatisé de données et blanchiment-détention …