L’ancien député Roy Reding avait l’intention de se retirer complètement de la vie politique. Mais le Parlement a encore un compte à régler avec lui – au sens propre du terme. Devant les tribunaux, il est en litige avec son ex-membre concernant des cotisations sociales payées en trop.
Roy Reding ne souhaite plus être une personnalité publique. Après les élections législatives de 2023, le député de longue date de l’ADR et ancien tête de liste de «Liberté-Fräiheet» a tourné le dos à la politique. Mais celle-ci, quant à elle, ne semble pas encore tout à fait prête à le laisser partir. Le Parlement a en effet engagé une action en justice contre l’ancien élu. La raison: Roy Reding aurait perçu pendant plusieurs années une rémunération trop élevée de la part de la Chambre des députés. C’est désormais à un tribunal de déterminer si cela est vrai.
De quoi s’agit-il? Le montant de la rémunération d’un député est fixé par la loi électorale. Actuellement, celle-ci s’élève exactement à 9.171 euros par mois, dont la moitié est exonérée d’impôt. Le mandat parlementaire étant un emploi à temps partiel, les députés perçoivent en outre une compensation salariale pour les 20 heures pendant lesquelles ils exercent leur profession principale. Dans le cas des salariés, cette somme est versée à l’employeur et s’élève à 6.500 euros par mois au maximum. Pour les députés indépendants ou sans emploi, ce montant maximal est automatiquement versé par le Parlement.
En outre, le Parlement prend également en charge une partie des cotisations sociales des députés. Ils perçoivent également des indemnités de séance pour chaque séance plénière et chaque réunion de commission. Si l’ancien avocat Roy Reding était encore député aujourd’hui, il gagnerait donc au moins 15.500 euros bruts par mois.
Un litige portant sur 24.000 euros
Le fait que le Parlement prenne en charge une partie des cotisations sociales, somme relativement modeste, permet désormais à l’ancien député de rester une personnalité publique. En janvier 2025, le Centre commun de la sécurité sociale (CCSS) a en effet adressé une lettre à Roy Reding. Selon la CCSS, il aurait, par erreur, versé un montant trop élevé pendant plus de six ans. «Une erreur s’est produite dans le système de traitement de la CCSS», a expliqué Ralph Pepin, l’avocat de Roy Reding, devant le tribunal.
Cette erreur a coûté au député environ 78.500 euros sur plusieurs années. Elle concerne la période allant de mai 2018 à octobre 2023. A l’époque, il siégeait encore au Parlement en tant que membre de l’ADR, puis en tant que seul membre de sa nouvelle sensibilité politique «Liberté-Chérie». L’argent lui a depuis été restitué.
Ce sont des manœuvres visant à gagner du temps afin de retarder autant que possible le remboursement qui doit être effectué. »Paul Rukavina, avocat du Parlement
C’est précisément ce qui est à l’origine du litige. En effet, le Parlement a également pris en charge une partie des cotisations sociales de l’ancien député pendant cette période. Roy Reding en était manifestement conscient, puisqu’il a lui-même informé l’administration du Parlement de ce remboursement. Il refuse toutefois désormais de verser cette somme au Parlement …
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