La banque ING suscite l’indignation de ses clients, des syndicats et de la classe politique. La fermeture en catimini de son agence Grand-Rue renforce le désamour de l’établissement avec le Luxembourg. Le propriétaire lui réclame cinq millions d’euros d’indemnités.
«ING Luxembourg» agglomère presque toutes les inimitiés depuis l’annonce de son retrait de la banque de détail et de taille dans ses effectifs. Les syndicats s’émeuvent de la brutalité d’un plan social qui devrait se traduire par 124 licenciements. Ses clients «ordinaires», particuliers n’appartenant pas à la classe des «High Net Worth Individuals», petites entreprises, commerçants et indépendants digèrent mal la fermeture de 70.000 comptes (sur un total de 90.000), jugés pas assez rentables par l’établissement.
L’indignation s’étend à la classe politique. Le député CSV Laurent Mosar, pourtant peu connu pour des positions hostiles envers la place financière, juge la situation «inacceptable» et sollicite une réaction du ministre des Finances Gilles Roth, qui est de la même famille politique que lui. En coulisse, les édiles de la Ville de Luxembourg rêvent, unanimes, de débaptiser le «ING Night Marathon» organisé chaque année dans la capitale, en «Luxembourg City Marathon».
Locataire jusqu’à la fin du mois de septembre d’un immeuble de 800 m2 au cœur de la Grand-Rue, ING s’est aussi brouillé avec son propriétaire qui lui réclame plusieurs millions d’euros de dommages et qui dénonce, à son tour, ses méthodes disruptives.
Le désamour de la banque avec le Luxembourg …
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