La fondation Kannerduerf a mis fin aux contrats de deux membres du comité de direction. Leur départ aurait été précipité dans un contexte de réorganisation, alors que la fondation est au cœur d’une affaire d’abus sexuels présumés qui fera l’objet bientôt de débats au Parlement.
«Cette démarche s’inscrit dans une dynamique de renouveau et de consolidation, de renforcement de la gouvernance, d’amélioration de la coordination entre les équipes et de déploiement de notre système de management par la qualité, au service des enfants et des jeunes», écrivent la directrice générale de la «Fondation Lëtzebuerger Kannerduerf», Valérie Oberlé, et son président Vincent Franck, dans une lettre à tous les collaborateurs. L’annonce de cette réorganisation du service en prise directe avec l’accueil des enfants placés judiciairement est faite le 11 mars dernier. Reporter.lu a pris connaissance de cette communication.
La fondation est au centre d’accusations d’abus sexuels, tant d’un ancien directeur, qui y a officié pendant 30 ans, qu’entre les enfants et adolescents eux-mêmes. Le conseil d’administration a mis sur les rails une commission d’experts doublée d’une commission d’enquête interne pour faire la lumière sur ces accusations.
Le renouveau se traduit aussi par le départ de deux collaboratrices de longue date, qui représentaient la «mémoire» du Kannerduerf, sous ses aspects parfois les plus sombres. Valérie Oberlé et Vincent Franck saluent «leur contributions au fil des années» et leur souhaitent sobrement «le meilleur pour la suite».
Des conditions de départ qui interpellent
Contacté par Reporter.lu, le service communication de la fondation confirme les départs des deux membres du comité de direction. «Elles ne travaillent plus et ont quitté la fondation le 11 mars», indique le porte-parole du du Kannerduerf, refusant de faire un lien entre ces départs et «les autres points» en relation avec d’éventuelles défaillances à protéger les enfants et jeunes dans ses foyers …
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