La justice luxembourgeoise continue à être confrontée à de lourds défis de recrutement. Se profile également à l’horizon le rendez-vous de 2026 du Groupe d’Action financière (GAFI), qui vérifiera les progrès du Luxembourg en matière de lutte contre le blanchiment. Voilà quelques-uns des enjeux importants pour l’avenir de la justice luxembourgeoise que les orateurs du Pot de Nouvel An de la Cité judiciaire ont abordés cette semaine, enjeux que le gouvernement CSV-DP aura à relever pendant cette période législative.

La procureure générale Martine Solovieff, qui prendra sa retraite en février 2025, n’a pas hésité à mettre les invités devant certaines urgences, citant des chiffres accablants. Alors que deux nouvelles chambres furent créées au Tribunal de Luxembourg, il y a seulement huit chambres sur les vingt-trois actuelles où aucun magistrat ne manque. Partout, des magistrats et des attachés nouvellement recrutés qui sont censés être en formation doivent immédiatement prendre en charge des affaires.

Cet état des choses entrave le cours de la justice et explique les nombreuses affaires qui restent actuellement sur le carreau: le Parquet de Luxembourg aurait besoin d’une année supplémentaire (soit 490 audiences) pour traiter les 2.880 affaires qui restent à juger. En tout, il y a 48 postes sur 307 qui actuellement ne sont pas occupés …