En mars 2023, un formateur de l’école de police a blessé une élève-policier avec son arme de service lors d’un exercice. Cela n’aurait jamais dû se produire. L’incident a eu des conséquences pour tous les concernés.
Le 28 mars 2023, un groupe de futurs policiers s’entraînait à l’école de police à Findel. Dans le cadre d’une «mise en simulation», ils s’exerçaient à sécuriser un bâtiment en situation d’urgence, armes à la main. Puis, vers 14h30, un coup de feu a retenti. Une élève de 25 ans a été blessée au bras et à la main et a perdu un doigt.
Un accident. Mais cela n’aurait en réalité jamais dû se produire. En effet, l’utilisation d’armes réelles n’était pas prévue pour cet entraînement tactique. Les élèves comme les formateurs devaient au contraire utiliser ce qu’on appelle des «red guns» – des répliques d’armes fidèles à l’original, marquées de couleur rouge, permettant de simuler des scénarios d’intervention.
Or, l’un des formateurs, Benjamin T., avait son arme de service sur lui. Alors qu’il manipulait son pistolet pendant l’entraînement, un coup de feu s’est déclenché.
Jugement sans procès public
Immédiatement après l’incident, l’Inspection générale de la police (IGP) a ouvert une enquête. Les agents ont conclu que Benjamin T. avait enfreint les règles fondamentales de précaution et de sécurité applicables à ce type d’exercices tactiques. Il avait omis de remplacer son arme de service par une arme factice avant le début de l’entraînement. Le coup de feu a donc été tiré à la suite d’une manipulation inutile de l’arme de service, comme l’indique un jugement dont Reporter.lu a pris connaissance.
Cet incident a eu des conséquences pénales pour cet homme de 42 ans. En juin 2026, la septième chambre correctionnelle du tribunal d’arrondissement de Luxembourg a condamné Benjamin T. à une amende de 4.000 euros pour coups et blessures involontaires.
Il n’y a toutefois pas eu de procès public …
Déjà abonné? Connectez-vous!

