La transition vers un nouveau règne est en route. Sasha Baillie, CEO de Luxinnovation devrait succéder à Paul Dühr au maréchalat de la Cour grand-ducale, selon les informations de Reporter.lu. La date de l’abdication du grand-duc en faveur de son fils aîné circule également.
La couronne luxembourgeoise, qui passera de la tête d’Henri à celle de son fils aîné Guillaume, entretient le suspense sur la date de l’abdication de l’actuel titulaire et sur le nom du futur ou de la future maréchale. Dans le podcast diffusé le jour de la cérémonie de lieutenance, le grand-duc s’est montré économe en informations: «Je ne veux pas dire la date, mais cela ne prendra pas une éternité», a-t-il dit. Le journaliste insiste: ses 70 ans qu’il aura en 2025, année qui marquera aussi le quart de siècle de son «règne» ne constitueront-ils pas une occasion de passer le flambeau? «On verra, chaque chose en son temps», répond le chef d’Etat, qui partage désormais ses responsabilités avec son «lieutenant représentant». Le grand-duc titulaire a dû attendre deux ans et demi à la lieutenance avant de succéder à son père en 2000.
Henri de Nassau gardera le meilleur de la fonction: visites d’Etat et présence aux grands évènements internationaux. A Guillaume, le tout venant de la fonction, la corvée des accréditations des ambassadeurs avec ses poses photos au décor inchangé depuis des lustres et la signature des lois et règlements. Dans son apprentissage, l’héritier conduira seul les «colloques singuliers», réunions régulières avec le Premier ministre CSV Luc Frieden. Le père n’exclut pas de s’inviter parfois à ces têtes-à-têtes.
Message codé au Gouvernement
Dans leur interview télévisé, le grand-duc et son lieutenant représentant sont interrogés sur la composition de la nouvelle équipe qui épaulera le futur chef d’Etat, en premier lieu sur le choix du ou de la maréchale de la cour. Etonnement, parce que ce choix incombe à l’héritier, premier concerné par celui ou celle qui sera le chef de la Maison du grand-duc, Henri prend la parole: «Des noms circulent, mais aucune décision définitive n’a été prise». Guillaume assure pour sa part que la décision «n’est pas pour demain».
Les deux hommes se regardent devant la caméra et Henri glisse à son fils: «Oui, il est vraiment important que ce soit toi qui choisisse». «Même si le choix se fait vraiment ici au palais, nous en discutons évidemment avec le Premier ministre. S’il y avait une objection de fond, nous pourrions en choisir un autre, mais cela se fait vraiment en bonne entente avec le gouvernement», ajoute le grand-duc.
Je veux attirer l’innovation au Luxembourg et m’investir davantage dans l’économie, car ce sont des vecteurs qui, je pense, ajouteront une touche de modernité à la monarchie.“Grand-duc héritier Guillaume
Le message a surtout vocation à être entendu par le Premier ministre, au cas où ce dernier serait tenté de vouloir imposer un choix au prochain souverain, comme cela fut souvent le cas sous le règne de l’actuel titulaire de la fonction. Il faut dire que la fonction n’attirait pas les candidats, car la tâche était usante. Le maréchal était l’exécutant de la politique du personnel mouvementée, et celui qui se chargeait de mettre le personnel de la Cour à la porte …
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