Dans le cadre de l’article «Le promoteur condamné et une crise qui persiste» paru le 27/10/2026 sur Reporter.lu, Monsieur Laurent Recouvreur entend exercer son droit de réponse tel que prévu par la loi sur la liberté d’expression dans les médias.
Votre article du 27 octobre 2026, «Secteur immobilier: Le promoteur condamné et une crise qui persiste», présente ma condamnation pour non-publication des comptes de mes sociétés comme le reflet de la crise de la VEFA. Les lecteurs doivent disposer des faits complets.
1. Un retard de dépôt, pas un refus de publier
Les comptes ont été déposés au Registre de commerce et des sociétés aux dates suivantes:
– QUBIC GROUP: exercice 2023 le 17 mars 2026, exercices 2024 et 2025 le 23 mars 2026;
– CORUM CAPITAL: exercice 2025 le 21 septembre 2026.
Je n’ai jamais contesté ces retards et je les ai reconnus devant le tribunal. Mais il n’y a jamais eu de volonté de ne pas publier, et votre article en tait la cause. Les comptes s’établissent obligatoirement dans l’ordre des exercices. Après notre changement de fiduciaire, la nouvelle fiduciaire a dû obtenir de l’ancienne des pièces indispensables à la clôture de l’exercice 2023 de QUBIC GROUP. Ces pièces n’ont été remises qu’après plusieurs mises en demeure, au terme de douze mois. Les comptes 2023 ont alors été établis, puis immédiatement ceux de 2024 et 2025.
2. Aucun lien avec la crise de la VEFA ni avec la surfacturation
Depuis sa création, QUBIC GROUP n’a construit aucun appartement. Elle n’a donc jamais conclu de vente en l’état futur d’achèvement et aucun acquéreur n’a pu être lésé. Je n’ai jamais été mis en cause, poursuivi ni condamné pour une quelconque surfacturation: l’intertitre «Surfacturations systémiques» placé au-dessus de mon nom ne me concerne en rien. QUBIC GROUP n’a aucun salarié, ne possède aucun véhicule, de luxe ou non, et n’exerce plus aucune activité. L’associer aux chantiers abandonnés, aux familles lésées et aux pratiques de surfacturation évoqués dans votre article crée une confusion que rien ne justifie.
3. La vraie question: l’accès au logement
Les difficultés actuelles du marché immobilier ne sont pas le fait de petits acteurs comme nous, qui en subissons directement les conséquences. Le véritable enjeu mérite d’être abordé sous un autre angle: quelles solutions concrètes et innovantes mettre en place pour permettre aux ménages d’accéder à nouveau à la propriété?
Plusieurs pistes mériteraient d’être étudiées, notamment l’assouplissement de certains règlements communaux limitant le nombre d’unités de logement autorisées sur un terrain, afin d’optimiser le potentiel constructible et de proposer davantage de logements.
Le marché a évolué, tout comme les besoins des acquéreurs. Beaucoup recherchent aujourd’hui un logement adapté à leurs besoins réels, plutôt que des surfaces surdimensionnées aux budgets trop élevés. S’y ajoute la hausse des taux d’intérêt, qui réduit la capacité d’emprunt des ménages et en exclut progressivement une partie de l’accession à la propriété.
Adaptation de l’offre, évolution des règles d’urbanisme, maîtrise des coûts, accessibilité du logement: ces sujets de fond mériteraient un véritable débat. Ils me semblent bien plus essentiels que de réduire les difficultés du secteur au seul retard de publication des comptes de certaines entreprises.
Laurent Recouvreur
Note de la rédaction
La rédaction de Reporter.lu publie cette réplique, accordant ainsi à l’auteur le droit de réponse garanti par la loi. Nous tenons à respecter ce principe, que nous considérons comme un élément essentiel de la liberté de la presse.
Nous tenons toutefois à souligner dans ce contexte que les propos de Laurent Recouvreur dans ce droit de réponse ne remettent en aucun cas en cause le contenu de l’article publié sur Reporter.lu et qu’ils n’apportent par ailleurs aucun élément nouveau pertinent sur le fond.
Nous aimerions ainsi rappeler les faits :
1. Laurent Recouvreur a été condamné à deux reprises pour la même infraction concernant les dispositions du droit commercial imposant des règles de transparence. Ces règles sont claires et d’autant plus importantes dans le secteur des VEFA, qui repose sur une certaine confiance des clients envers les autres acteurs sur le marché immobilier.
2. Laurent Recouvreur est toujours actif dans le secteur en question, qui est traité dans l’article – d’une part, en ce qui concerne ses affaires judiciaires, et ses entreprises passées et actuelles, et d’autre part, dans un contexte plus large concernant d’autres entreprises et évolutions relevant de l’intérêt public et méritant une analyse critique.
Ce droit de réponse se réfère à l’article «Secteur immobilier: Le promoteur condamné et une crise qui persiste» et est publié conformément à l’article 36 de la loi modifiée du 8 juin 2004 sur la liberté d’expression dans les médias.

