Au Luxembourg, les violences gynécologiques sont souvent passées sous silence. Mais elles ne sont pas une exception. REPORTER a recueilli les témoignages de femmes concernées et de professionnels qui lèvent le voile sur des pratiques souvent non-autorisées. 

Touchers vaginaux sans consentement, déclenchements ou césariennes non justifiés, la séparation de la mère et du bébé et la non prise en charge de la douleur figurent, entre autres, sur la liste de ces violences qui peuvent porter atteinte à l’intégrité mentale et physique d’une femme de façon plus ou moins sévère. S’y ajoutent les remarques sur l’orientation sexuelle, l’absence de tact en cas d’IVG, de fausse couche et des gestes déplacés.

Si les cas concrets sont nombreux, les violences gynécologiques incluent de manière générale tous les actes pratiqués sans consentement libre et éclairé, sans utilité médicale avérée, sans analgésie, mais aussi les attitudes, les paroles blessantes et tout ce qui ne peut simplement pas être toléré humainement ou symboliquement.

J’ai crié, j’ai demandé à ce qu’on arrête. »Carole, jeune mère

Au Luxembourg, le sujet des violences gynécologiques semble encore tabou mais les abus en la matière existent bel et bien. Par manque d’information, de sensibilisation, par éducation, par gêne, voire par peur, les victimes n’osent souvent rien dire, taisant ainsi des abus qui ne devraient exister …